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Longues distances : les heures les plus sûres pour conduire

Les collisions liées à la somnolence culminent entre minuit et 6 h, avec une hausse en après-midi. Voyez les heures les plus sûres et quand faire des pauses.

La réponse courte

La période où les conducteurs sont le plus à risque de conduire somnolents est de minuit à 6 h. Les organismes de sécurité routière, comme la SAAQ, Transports Canada et la NHTSA aux États-Unis, rapportent que les collisions liées à la fatigue sont plus fréquentes pendant ces heures, avec un second pic, moins marqué, en milieu ou en fin d’après-midi (environ de 13 h à 16 h).

Ces deux pics correspondent aux baisses naturelles de l’horloge biologique, le rythme circadien. Au petit matin, le corps s’attend à dormir, et une baisse plus légère survient après le dîner. C’est pourquoi le moment le plus sécuritaire pour conduire de longues distances est généralement le jour, après une bonne nuit de sommeil, en dehors de ces creux.

Pourquoi ces heures sont les plus risquées

La somnolence ne dépend pas seulement du nombre d’heures depuis le réveil. Elle dépend aussi du moment de la journée.

  • De minuit à 6 h : c’est le moment où le corps est le plus programmé pour dormir. La vigilance, le temps de réaction et le jugement diminuent, même chez les conducteurs qui se sentent bien au départ. L’obscurité et les routes calmes et désertes aggravent la situation, car il y a moins de stimulation.
  • En milieu ou en fin d’après-midi : une baisse de vigilance plus légère suit souvent le repas du midi. Elle surprend parce qu’elle arrive en plein jour, souvent quelques heures après le début d’un long trajet.

Les collisions liées à la somnolence impliquent souvent un seul véhicule qui quitte la route à pleine vitesse sans freiner, ce qui explique leur gravité.

Les heures les plus sécuritaires pour un long trajet

Pour la plupart des conducteurs, le plan le plus sûr ressemble à ceci :

  • Partez après une bonne nuit de sommeil. La plupart des adultes ont besoin de sept à neuf heures. Écourter sa nuit pour partir plus tôt est l’une des erreurs les plus courantes en voyage.
  • Roulez surtout de jour. Du milieu de la matinée à la fin de l’après-midi, la visibilité est meilleure et vous évitez le creux de la nuit.
  • Prévoyez le creux de l’après-midi. Placez un repas, une courte marche ou un changement de conducteur en début d’après-midi plutôt que de forcer.
  • Arrêtez-vous avant la nuit lors des très longs trajets. Si le trajet vous mène au-delà de minuit, une nuitée en route est généralement plus sûre que de continuer.
  • Évitez de conduire aux heures où vous dormez normalement. Les travailleurs de nuit et les personnes aux horaires irréguliers doivent tenir compte de leur propre rythme de sommeil.

Les signes de fatigue

Arrêtez-vous dans un endroit sûr dès que vous remarquez l’un de ces signes :

  • Bâillements fréquents ou yeux qui piquent
  • Paupières lourdes ou difficulté à garder la tête droite
  • Aucun souvenir des derniers kilomètres parcourus
  • Sortie ou panneau manqué
  • Déviation de voie ou passage sur les bandes rugueuses
  • Distance trop courte avec le véhicule devant ou vitesse irrégulière sans le vouloir
  • Agitation, irritabilité ou rêverie

Ouvrir la fenêtre ou monter le volume de la musique ne règle pas la fatigue. La caféine aide seulement pour un temps limité et met un moment à agir. Une courte sieste de 15 à 20 minutes dans un endroit sûr, suivie de caféine si vous en prenez, est une recommandation courante des organismes de sécurité routière. Le seul vrai remède, c’est le sommeil.

À quelle fréquence faire des pauses

Une règle générale consiste à s’arrêter environ toutes les deux heures ou tous les 160 km (100 milles), même si vous vous sentez bien. Sortez, marchez un peu, buvez de l’eau ou prenez une collation. Partager la conduite aide aussi, à condition que le passager reste éveillé et alerte plutôt que de dormir.

Pour un long trajet, planifiez vos arrêts avant de partir. Une pause déjà prévue est plus facile à prendre qu’une pause qu’il faut se convaincre de faire.

Quand la météo et l’obscurité s’ajoutent au risque

La fatigue et les mauvaises conditions s’aggravent l’une l’autre. Conduire sous la pluie, dans la neige, le brouillard ou le vent fort demande plus de concentration, et on se fatigue plus vite. La nuit, on a aussi moins de temps pour voir les dangers comme l’eau accumulée, la glace noire ou les animaux.

La nuit et le petit matin apportent leurs propres risques météo. Le brouillard se forme souvent la nuit et il est le plus dense vers l’aube. La température est généralement la plus basse juste avant le lever du soleil, si bien que les ponts et les secteurs ombragés peuvent glacer. Ce sont les mêmes heures où la somnolence culmine.

Un départ de jour qui évite aussi une tempête sur le secteur à risque de votre trajet est souvent la meilleure combinaison. Notre guide sur la meilleure heure pour partir en voyage explique comment concilier trafic, clarté et météo.

Comment TripCaptain vous aide

TripCaptain estime le moment où vous atteindrez chaque partie du trajet et affiche les prévisions à cet endroit à cette heure-là. Vous pouvez ainsi comparer des heures de départ et voir laquelle vous tient à l’écart du brouillard, de la neige, du vent ou du risque de verglas prévus. Il suggère aussi des pauses selon la durée de conduite prévue et votre véhicule.

TripCaptain ne mesure pas votre vigilance et ne sait pas si vous avez bien dormi. Utilisez-le avec votre propre jugement et les rapports routiers officiels, comme Québec 511. Les conducteurs professionnels doivent aussi respecter les règles sur les heures de conduite et de repos, selon la réglementation qui s’applique à eux, au Canada comme aux États-Unis (FMCSA); TripCaptain ne certifie pas la conformité.

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Questions fréquentes

À quelle période les conducteurs sont-ils le plus à risque de conduire somnolents?

De minuit à 6 h. Les organismes de sécurité routière rapportent que les collisions liées à la somnolence sont les plus fréquentes pendant ces heures, avec un pic moins marqué en milieu ou en fin d’après-midi. Parmi les choix habituels (6 h à midi, midi à 18 h, 18 h à minuit, minuit à 6 h), la bonne réponse est de minuit à 6 h.

Quel est le moment le plus sécuritaire pour conduire sur de longues distances?

Le jour, après une bonne nuit de sommeil, en dehors du creux de la nuit entre minuit et 6 h. Du milieu de la matinée à la fin de l’après-midi convient à la plupart des conducteurs. Prévoyez une pause pour la baisse de vigilance de l’après-midi.

À quelle fréquence faire des pauses lors d’un long trajet?

Une règle générale consiste à s’arrêter environ toutes les deux heures ou tous les 160 km, même si vous vous sentez bien. Arrêtez-vous plus tôt si vous remarquez des signes de fatigue comme des bâillements, une déviation de voie ou une sortie manquée.

Comment TripCaptain aide-t-il à prévoir les pauses?

TripCaptain utilise la durée de conduite prévue et le profil du véhicule pour suggérer des pauses. Il ne mesure pas la vigilance, ne suit pas un journal de conduite et ne certifie pas la conformité réglementaire.

Puis-je comparer différentes heures de départ pour le même trajet?

Oui. Chaque analyse vérifie le départ choisi et compare les heures autour de celui-ci; votre forfait détermine le nombre d’heures vérifiées. Chaque option utilise les prévisions autour des heures d’arrivée estimées pour comparer les résultats.

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